Une fourchette par trois méthodes, corrigée de ce qui pèse vraiment sur une PME : dépendance au dirigeant, clients, saisonnalité, comptes.
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Les multiples et pourcentages proposés sont des repères usuels, indicatifs et modifiables : ils ne sont ni des barèmes officiels ni une évaluation. La valeur se calcule, le prix se négocie ; une évaluation défendable croise les méthodes et explicite chaque retraitement — c'est une mission, pas un simulateur.
Par trois familles de méthodes que l'on croise : la rentabilité, qui applique un multiple à l'excédent brut d'exploitation retraité puis ajoute la trésorerie nette de dettes ; la comparaison, qui rapporte la valeur à un pourcentage du chiffre d'affaires observé dans le secteur ; le patrimoine, qui retient l'actif net corrigé. Une évaluation sérieuse explique les écarts entre les trois.
Le plus souvent entre trois et six fois l'excédent brut d'exploitation retraité pour une petite entreprise, davantage pour des activités récurrentes ou très rentables, moins pour une activité dépendante de son dirigeant ou d'un client. Le multiple s'applique à la valeur d'entreprise ; la dette nette en est déduite pour obtenir la valeur des titres.
Parce que la valeur se calcule et que le prix se négocie : rareté de l'entreprise, nombre de candidats, urgence du vendeur, synergies pour l'acheteur et montage retenu font varier le point d'accord à l'intérieur de la fourchette. Préparer la cession des années à l'avance est ce qui rapproche le prix du haut de la fourchette.
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